Épargnez de l'argent
Pour les conducteurs
Posséder et faire rouler une automobile, ça coûte cher. Selon l'Association canadienne des automobilistes une berline Chevrolet Cavalier LS 2002 à quatre portes qui parcoure 18 000 km par an coûte en moyenne 6 262 $ de propriété et 2 205 $ de fonctionnement, pour un total de 8 467 $ par année, sans compter les remorquages et le stationnement. En faisant du covoiturage, vous pouvez diminuer ces coûts de 50 % à 75 %.
Pour les institutions publiques et les entreprises:
En faisant la promotion d’un mode de transport durable, les entreprises peuvent améliorer leur image et réduire du même coup leurs dépenses liées aux infrastructures, à l'entretien et à la location des stationnements. Les institutions publiques peuvent quant à elles redistribuer une partie des fonds dédiés aux infrastructures routières et utiliser les ressources de façon plus efficace.
Être moins stressé
Chaque jour, le temps passé sur la route augmente, car nos trajets sont de plus en plus fréquents, de plus en plus longs et de plus en plus lents, puisque les routes sont de plus en plus congestionnées. L’auto-solo accroit le stress des conducteurs lorsqu’ils sont confrontés à de telles situations.
Le covoiturage est une façon simple de réduire le stress associé à la conduite, et ce, pour deux raisons :
Le fait de discuter entre covoitureurs rend le temps de conduite moins pénible dans les embouteillages.
Une augmentation notable de la pratique du covoiturage liée à un accroissement de l’utilisation des transports collectifs permet de diminuer la congestion routière et donc, de rendre les temps de route moins stressants.
La pratique du covoiturage est un moyen simple de diminuer le stress et les autres conséquences néfastes de l’utilisation intensive de l’auto-solo.
Dans certaines régions, les autorités encouragent le covoiturage en créant des voies réservées aux véhicules multioccupants sur les autoroutes (voies VMO). Les covoitureurs peuvent alors les utiliser pour se rendre plus rapidement au travail.
Pour l'environnement et pour votre qualité de vie
Au Canada, le transport quotidien des particuliers est responsable de plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Au Québec, c’est plus de plus de 38 %. Le transport est aussi responsable de plus de 50 % des émissions individuelles de GES. Le type de véhicule et le kilométrage peuvent avoir un impact majeur sur ces émissions. Le covoiturage est donc une façon simple et avantageuse de réduire son impact sur l'environnement et ainsi de tendre vers les objectifs du Protocole de Kyoto.
Pour ce faire, le gouvernement du Canada demande aux Canadiens :
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de réduire l'utilisation de leur véhicule
Si vous réduisez l'utilisation de votre véhicule de 10 % en marchant, en faisant du vélo, en covoiturant ou en utilisant les transports collectifs, vous pourrez réduire vos émissions de GES de 0,2 à 0,8 tonne par année, selon votre véhicule.
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d'acheter un véhicule écoénergétique
Un véhicule qui consomme 25 % de moins de carburant pourrait réduire ses émissions de plus d’une tonne par année et engendrer des économies annuelles d'essence de 360 $ sur une facture de 1 440 $.
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d'utiliser des mélanges éthanol-essence
Les véhicules actuels peuvent utiliser de l'essence contenant jusqu'à 10 % d'éthanol, sans qu'on ait à les modifier et sans qu'il y ait d'effet sur le moteur.
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de réduire la marche au ralenti
Si chaque automobiliste canadien évitait de laisser tourner son moteur au ralenti seulement cinq minutes par jour, 365 jours par année, on éviterait de rejeter dans l'atmosphère 1,6 million de tonnes de CO2 par année, en plus de plusieurs autres substances toxiques.
Pour votre santé
Les effets néfastes de la pollution de l'air sont de plus en plus connus, notamment les conséquences sur la santé des populations et sur notre environnement. Selon Santé Canada, chaque année, jusqu'à 16 000 Canadiens meurent prématurément à cause de la pollution de l'air. Le transport y est pour beaucoup. Des études récentes nous indiquent que les hôpitaux connaissent une augmentation des cas d'enfants atteints d'asthme et que cela est directement relié à la mauvaise qualité de l'air. L'hospitalisation de jeunes garçons a augmenté de 28 % et celle des jeunes filles de 18 % entre 1981 et 1990. Il est prouvé que les particules polluantes fines en suspension dans l'air entrainent l’augmentation des maladies respiratoires, des décès prématurés ainsi que l'aggravation des crises d'asthme.
L'ozone troposphérique (qui se trouve au sol et qui est produite par des oxydes d’azote (NOX) et des composés organiques volatils (COV) en présence du rayonnement solaire) est responsable de 14 % des entrées de nouveaux nés ayant des problèmes respiratoires(1). Le tableau suivant décrit les effets de certains polluants atmosphériques des plus nocifs produits par le secteur des transports(2). On reconnait que les effets de ces polluants sur la santé sont particulièrement dangereux chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
| Polluant |
Effets |
Impacts sur la santé |
Impacts sur l'environnement |
| Oxyde d'azote (NOx) |
Réagit avec le rayonnement solaire pour former de l'ozone ou des nitrates |
cause une sensibilité accrue chez les asthmatiques
irrite pour les poumons – peut causer un oedème du poumon |
cause les pluies acides
réduit la croissance de la végétation
contribue à l'amincissement de la couche d'ozone stratosphérique |
| Dioxyde de carbone (CO2) |
Est produit par la combustion de combustibles fossiles (ainsi que par des procédés naturels). |
est impliqué dans le processus de réchauffement planétaire, qui augmentera peut-être le nombre de décès reliés aux vagues de chaleur et aux changements climatiques |
est le gaz qui contribue le plus au réchauffement planétaire |
| Composés organiques volatils (COV) |
Est un vaste groupe chimique d'hydrocarbures (p. ex. benzène). |
sont connus comme étant cancérigènes et neurotoxiques |
contribuent de manière importante à la formation d'ozone troposphérique |
| Ozone (O3) |
Est formé dans l'air lorsque les NOX se mélangent aux COV et réagissent sous l'effet du rayonnement solaire. |
affaiblit les fonctions respiratoires et le système immunitaire
irrite les yeux |
réduit le rendement agricole et forestier
Réduit le rendement forestier
fait partie des GES (réchauffement planétaire) |
| Particules en suspension |
Sont de petites particules solides ou liquides en suspension dans l'air – particulièrement élevées dans les émissions de gaz diésel. |
pénètrent les tissus pulmonaires et causent des infections respiratoires
restent comme toxines dans le flux sanguin
(N. B. les effets varient avec le type de particule)
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réduisent la visibilité
causent des dommages à la surface des édifices |